Distribution

Faire des livraisons en été, ce n'est pas seulement une question de chaleur : choix des horaires, équipement et gestion physique lors des livraisons par forte chaleur

Date de mise à jour : 03/07/2026 | Pour les informations météorologiques et sur les vagues de chaleur, veuillez vous référer aux communiqués en temps réel de l'Agence centrale de météorologie.

Dès le mois de juillet, quand j'attends au feu rouge à midi après avoir pris une commande, j'ai l'impression d'être dans un panier vapeur sous mon casque. Chaque été, dans notre groupe, certains disent : « Aujourd'hui, j'ai failli vomir tellement il faisait chaud », et il arrive même que des collègues soient admis aux urgences pour un coup de chaleur. Faire des livraisons en été, ce n’est pas du tout la même chose que les autres saisons : la chaleur n’est pas seulement désagréable, elle affecte directement votre capacité de jugement et votre temps de réaction, ce qui, au final, a des répercussions sur la sécurité routière et vos revenus. Cet article résume mes propres pratiques pour effectuer des livraisons en été. Je ne cherche pas à donner de leçons, mais simplement à partager comment quelqu’un qui exerce ce métier depuis plusieurs années s’organise : comment ajuster ses horaires, sur quel équipement investir, comment s’hydrater, dans quelles situations il faut savoir s’arrêter, et comment faire valoir ses droits en cas d’incident.

Commençons par les horaires, car c’est le facteur qui a le plus d’impact. En été, les heures les plus chaudes se situent généralement entre 11 h et 15 h. Or, cette plage horaire coïncide justement avec l’heure de pointe du déjeuner, l’un des moments où l’on reçoit le plus de commandes, ce qui rend difficile pour les livreurs à temps plein de l’éviter complètement. Ma stratégie consiste à limiter la « durée d’exposition continue au soleil » : je continue à rouler pendant le pic de midi, mais dès que j’ai terminé une série de livraisons, je cherche l’ombre d’une supérette ou d’un auvent pour me reposer 10 à 15 minutes, afin de faire baisser ma température corporelle, plutôt que de tenir le coup jusqu’à 15 h avant de pouvoir reprendre mon souffle. L’attente entre deux commandes fait également la différence : pour une attente de 5 minutes, se tenir à l’ombre d’un auvent ou rester assis sur son vélo en plein soleil, ce sont deux expériences totalement différentes. Au bout d’une journée entière, cela fait toute la différence entre se sentir « plutôt bien » et être « au bord du coup de chaleur ». Entre 14 h et 17 h, le nombre de commandes est généralement faible et le soleil est au zénith ; c’est donc le moment idéal pour s’accorder une pause régulière : déjeuner, faire une petite sieste ou entretenir son vélo, tout cela vaut mieux que de tourner en rond sans but. Il faut ensuite garder ses forces pour la fin de journée et les courses de fin de soirée : une fois le soleil couché, il fait plus agréable, et le volume de commandes pour les dîners et les en-cas de fin de soirée en été est tout à fait correct. Beaucoup de livreurs, en été, concentrent d’ailleurs l’essentiel de leur activité sur la soirée. À heures égales (10 heures de travail), le fait de répartir son temps entre le matin et le soir change considérablement la sensation physique, sans que les revenus soient nécessairement moindres.

Les orages de l'après-midi constituent une autre imprévue de l'été. À Taïwan, il arrive souvent qu'il fasse une chaleur torride à midi, puis qu'un déluge s'abatte soudainement vers 15 h ou 16 h. L'imperméable reste donc un équipement indispensable à garder dans la voiture en été ; ne le rangez pas simplement parce que le soleil brille au moment de partir. Prenez l’habitude de consulter les échos radar de l’application météo avant de décider d’accepter ou non une course longue distance ; cela vous évitera bien des coups de pluie inutiles. Lors d’un orage, les plateformes proposent souvent des primes supplémentaires. À vous de juger si cela vaut le coup : la route est glissante, la visibilité est réduite, les passages couverts sont bondés… Ces primes s’obtiennent en prenant des risques. Surtout en cas de tonnerre et d’éclairs, aucune somme d’argent ne vaut la peine de parier contre la météo. Après la pluie, la chaussée est glissante et la chaleur provoque de la condensation : c’est également une situation propice aux chutes en été. Ralentissez un peu dans les virages et au niveau des marquages au sol ; gardez toujours quelques sacs en plastique dans votre coffre pour protéger vos commandes de repas et votre téléphone les jours de pluie : un sac évite un litige d’indemnisation.

Les types de commandes changent également en été. Les commandes de boissons préparées à la main, de glaces et de cafés glacés vendus en supérette augmentent nettement. Ce type de commande ne supporte ni les secousses ni la chaleur ; les caisses isothermes jouent alors plutôt le rôle de « caisses réfrigérantes » : en y plaçant un ou deux accumulateurs de froid et en calant les boissons en position verticale, on peut éviter de nombreuses les réclamations des clients du type « la boisson n’est plus à la bonne température » ou « la glace a fondu », ainsi que les litiges liés aux remboursements. En été, les aliments s’altèrent rapidement sous l’effet des températures élevées ; il vaut donc mieux que les plats restent le moins longtemps possible dans la glacière. Il est donc judicieux de réfléchir deux secondes de plus à l’ordre dans lequel on empile les commandes lors d’une livraison groupée.

À propos de la gestion des litiges en été. Ce sont les produits glacés qui suscitent le plus souvent des conflits : une glace qui a fondu au point de ne plus tenir en main, des glaçons qui se sont dissous dans une boisson, une glace pilée transformée en sirop… Le client est mécontent, le commerçant affirme que la commande était en bon état au moment de la remise, et c’est le livreur qui se retrouve pris entre deux feux. J’ai pour habitude, pour les commandes à haut risque (glaces, gâteaux, produits frais), de jeter un coup d’œil à l’état des produits au moment de la prise en charge ; en cas de doute, je demande directement au commerçant de vérifier l’emballage. Si, à la livraison, un client me fait part d’un problème, je prends une photo comme preuve avant de partir ; ainsi, en cas de réclamation ultérieure, j’ai au moins des éléments à présenter. Quand il fait chaud, tout le monde est à cran : les clients qui attendent en bas au-delà de l’heure prévue, les plats exposés au soleil… Les clients désagréables sont particulièrement nombreux en été. Si je peux éviter de répondre sur le même ton, je le fais — je laisse la plateforme gérer les réclamations, c’est plus avantageux que de se disputer sous un soleil de plomb.

Des petits investissements qui en valent la peine en matière d'équipement

La protection solaire, ce n’est pas par peur de bronzer, mais pour éviter de ne pas pouvoir rouler correctement pendant plusieurs jours à la suite à cause d’un coup de soleil. Une veste anti-UV à manches longues en viscose est plus efficace qu’un t-shirt à manches courtes associé à de la crème solaire, car cette dernière s’enlève dès que l’on transpire en roulant ; les couleurs claires sont préférables aux couleurs foncées, et les tissus ajourés et respirants sont plus adaptés que les tissus à mailles serrées. Pour le casque, optez de préférence pour un modèle doté d’aérations à l’avant et à l’arrière ; vous pouvez ajouter une doublure absorbante à l’intérieur du casque, que vous changerez dès qu’elle est mouillée, ce qui est plus sûr que de laisser la sueur couler dans vos yeux. Les lunettes de soleil ou les verres photochromiques devraient faire partie de l’équipement de base : sans elles, il est vraiment impossible de garder les yeux ouverts sur les tronçons exposés au soleil de l’après-midi. La surchauffe du téléphone portable est monnaie courante en été : essayez d’orienter le support de manière à éviter autant que possible l’exposition directe au soleil pendant tout le trajet. L’écran de navigation peut surchauffer, réduire sa luminosité, voire s’éteindre complètement, et cela arrive plus facilement que vous ne le pensez ; certains ajoutent un petit pare-soleil sur le support, une solution artisanale mais efficace. Il faut également prendre soin du véhicule lui-même : pour les véhicules à essence, jetez un coup d’œil à la température du liquide de refroidissement avant de partir, car elle monte rapidement en cas d’embouteillage estival ; gonflez les pneus selon les recommandations du constructeur, car une pression incorrecte combinée à une chaussée très chaude accélère considérablement l’usure des pneus. Si vous roulez en scooter électrique, préparez-vous mentalement : par forte chaleur, l’autonomie de la batterie diminue d’environ 10 % par rapport au printemps et à l’automne ; prévoyez donc des arrêts plus fréquents aux stations de recharge. J’ai l’habitude d’emporter deux gourdes : l’une pour boire normalement, l’autre congelée à moitié, que j’utilise l’après-midi pour me rafraîchir en la posant sur ma nuque ; une fois décongelée, je peux la boire. De plus, il y a ces petits accessoires à une centaine de yuans, comme les foulards rafraîchissants (il suffit de les mouiller, de les essorer et de les secouer deux fois pour ressentir une sensation de fraîcheur) ou les coussins isolants pour selle de moto (qui permettent de s’asseoir sans sursauter de brûlure après une demi-heure de stationnement à midi) : une fois qu’on les a essayés, on ne peut plus s’en passer. Tout cela ne coûte pas plus de mille ou deux mille, mais on peut s’en servir tout l’été.

Hydratation et signaux d'alerte de l'organisme : ne soyez pas têtu

Le secret pour bien s'hydrater, c'est de « boire par petites gorgées, fréquemment, avant même d'avoir soif ». Attendre d'avoir soif pour boire, c'est déjà trop tard. pour ma part, je me force à boire quelques gorgées toutes les deux ou trois livraisons, puis je refais le plein d’électrolytes vers midi — un mélange moitié-moitié de boisson sportive du supermarché et d’eau suffit, pas besoin de boire le concentré pur et de faire le plein de sucre ; je garde quelques pastilles de sel ou de prune dans ma poche, ce qui fait vraiment la différence les jours où je transpire abondamment. Boire du café ou des boissons sucrées comme si c’était de l’eau aggrave en réalité la déshydratation, mais beaucoup de gens refusent d’y croire. Côté alimentation, évitez les repas trop copieux à midi : le sang est alors mobilisé pour la digestion, ce qui vous rendra encore plus somnolent l’après-midi. Privilégiez plutôt plusieurs petits repas, vous vous sentirez bien mieux ; la qualité de votre sommeil de la veille détermine également directement votre tolérance à la chaleur le lendemain. Faire la nuit et courir ensuite par une chaleur torride est la combinaison la plus risquée. Signaux d’alerte à surveiller de près : diminution de la transpiration, maux de tête, nausées ou vomissements, accélération du rythme cardiaque impossible à calmer, sensation de vertige en marchant… Ce sont là les signes d’un passage de l’épuisement thermique au coup de chaleur. Dès l’apparition du moindre de ces symptômes, n’acceptez plus de commande, rendez-vous d’abord dans une supérette pour profiter de la climatisation, et rafraîchissez-vous en vous aspergeant le cou et les poignets d’eau glacée. Si vous ne constatez aucune amélioration au bout de 15 minutes, consultez un médecin ; ne vous dites pas « je termine cette course d’abord ». Vous pourrez toujours faire d’autres courses, mais si vous vous évanouissez, vous ne pourrez plus en faire pendant plusieurs jours : quel que soit le calcul, cela n’en vaut pas la peine.

Le coup de chaleur est-il considéré comme un accident du travail ?Beaucoup de gens l'ignorent, mais les coups de chaleur subis par les livreurs lors de leurs tournées peuvent être reconnus comme des accidents du travail. Si vous êtes couvert par une assurance accidents du travail (y compris si vous avez souscrit vous-même une assurance sociale par l’intermédiaire d’un syndicat professionnel), n’oubliez pas de demander au médecin de vous délivrer un certificat médical lors de votre consultation, et conservez le relevé des commandes du jour ainsi que des captures d’écran de vos itinéraires ; ces éléments vous seront utiles pour demander une indemnisation par la suite ; si vous avez signalé l’incident au service client de la plateforme au moment des faits, conservez également ces traces. Ces dernières années, le ministère du Travail n’a cessé de revoir les mesures de prévention des risques liés aux fortes chaleurs pour les travailleurs en extérieur. Une fois que la loi spécifique aux livreurs sera entrée en vigueur, les obligations des plateformes en matière d’assurance et les dispositions relatives à l’indemnisation des accidents du travail seront clarifiées ; il convient donc de rester attentif à la couverture de ce type de risques liés aux fortes chaleurs ; Si vous travaillez à temps plein en tant que livreur et que vous ne bénéficiez encore d’aucune couverture sociale, profitez de l’arrivée de l’été pour souscrire à l’assurance complémentaire proposée par le syndicat professionnel : cela ne coûte que quelques centaines de yuan par mois, mais cela peut faire toute la différence en cas de problème. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de la situation surRubrique d'actualités sur la livraison de mochi, pour en savoir plus sur les principaux éléments de l'indemnisation prévus par le règlement d'application du ministère du Travail, vous pouvez commencer par consulter cet article :Une indemnisation pouvant aller jusqu'à 6 mois pour les livreurs ! Le ministère du Travail publie les points clés des trois textes d'application de la loi spécifique aux livreurs.

Pour finir, soyons honnêtes : en été, le nombre de commandes est élevé et les primes sont souvent plus généreuses ; c’est donc la saison où beaucoup cherchent à augmenter leurs revenus. Mais sous cette chaleur, toute stratégie visant à gagner de l’argent doit d’abord passer par le fait de prendre soin de soi : adapter ses horaires, vérifier la météo avant de se lancer, renouveler son équipement, boire suffisamment d’eau et s’arrêter dès les premiers signes d’alerte. L’été est long, et ceux qui parviennent à travailler de manière régulière tout au long de la saison gagneront finalement plus que ceux qui se donnent à fond pendant une journée et sont ensuite hors service pendant trois jours. Soyez prudents sur la route et buvez beaucoup d’eau.

Défiler vers le haut

🔍 L'assistant IA de l'encyclopédie de la livraison à domicile

👋 Salut ! Je suis ton assistant IA, n'hésite pas à me poser des questions sur la livraison à domicile !