Date de mise à jour : 29 juin 2026 | Pour connaître les règles de la plateforme, les bonus et les informations en temps réel, veuillez vous référer à l'application officielle ou aux annonces.
L'adoption d'une loi spécifique aux livreurs à domicile se profile de plus en plus. SelonArticle de TechNews, Les opérateurs de plateformes de livraison tels qu’Uber Eats et foodpanda ont récemment interpellé le gouvernement, demandant un renforcement de la communication avec le secteur avant l’adoption d’une législation officielle, craignant qu’une mise en œuvre précipitée de la politique ne perturbe le modèle de fonctionnement actuel des services de livraison.
Après avoir travaillé plusieurs années comme livreur, j'ai en réalité des sentiments mitigés face à cette nouvelle. Depuis longtemps, le statut juridique des livreurs à domicile reste très flou : ils ne sont pas considérés comme des salariés au sens traditionnel du terme, mais ne sont pas non plus de purs travailleurs indépendants. Les questions relatives à l’assurance maladie, à l’assurance sociale et à l’indemnisation des accidents du travail ne sont abordées que lorsqu’un incident se produit, puis retombent peu à peu dans l’oubli. L’existence d’une loi spécifique à ce groupe est, en théorie, une bonne chose.
Mais quand les acteurs du secteur parlent de « renforcer la communication », je pense qu’il faut y réfléchir davantage. Le cœur du modèle économique des plateformes réside dans la flexibilité : se connecter et se déconnecter à tout moment, sans horaires fixes ni salaire de base garanti. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles beaucoup choisissent de devenir livreurs. Si une loi spécifique venait à exiger des plateformes qu’elles offrent davantage de garanties sociales aux livreurs, la réaction la plus probable des entreprises ne serait pas d’accepter ces exigences telles quelles, mais plutôt d’ajuster la structure des primes, de relever le seuil d’acceptation des commandes ou de réduire la fréquence des livraisons aux heures de pointe. Au final, ce sont souvent ceux qui sont sur la route qui en subissent le plus directement les conséquences.
Deux points me préoccupent particulièrement. Le premier concerne la reconnaissance des accidents du travail : actuellement, lorsqu’un livreur est victime d’un accident, il doit souvent se tourner vers l’assurance commerciale souscrite par la plateforme pour obtenir réparation, ce qui donne lieu à des tiraillements entre la reconnaissance par l’employeur et celle du ministère du Travail, sans que la responsabilité ne soit clairement établie. La deuxième concerne l’enregistrement des heures de travail : il existe un écart considérable entre le « temps de connexion » calculé par la plateforme et le temps réellement passé sur la route. Si des règles claires pouvaient être établies à ce sujet, cela constituerait une véritable protection pour les livreurs, et non une restriction qui ne profiterait qu’aux entreprises.
Quant au fait que les entreprises souhaitent que le gouvernement communique davantage, j’interprète cela comme une volonté d’obtenir une période de transition plus longue et une plus grande marge de manœuvre, ce qui fait naturellement partie des négociations d’intérêts. La question centrale est de savoir si, à cette table de négociation, les livreurs ont un véritable porte-parole — ou si seuls les opérateurs et le gouvernement se livrent à un échange de déclarations, tandis que nous, qui effectuons nos livraisons chaque jour sous la pluie et le vent, ne pouvons qu’attendre que les décisions soient prises. Pour suivre l’actualité relative à ces politiques, rendez-vous surRubrique d'actualités sur la livraison de mochiCouverture continue de l'événement.
Le présent article constitue une synthèse d'informations générales et d'observations personnelles. Pour ce qui est du contenu législatif effectif, des dispositions relatives aux droits du travail et des modalités de protection, veuillez vous référer aux communiqués officiels et à la réglementation en vigueur publiés par le ministère du Travail et les autorités compétentes.
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